Enseigner c’est choisir… Des jeux de société ?

Des jeux de société ?

Après avoir écrit l’article qui présente des extraits de Freinet sur le rapport jeu-travail, je voulais écrire un article pour présenter des jeux de société. Mais  je sentais bien que des contradictions m’empêchaient d’avancer. J’ai donc décidé de les mettre à plat et d’explorer  la dimension du choix :  en quoi et comment  les choix de l’enseignant peuvent conduire ses pratiques pédagogiques.

J’ai expliqué ensuite les raisons de mon choix de jeux de société à certains moments.

Des choix

Je partage la vision d’une pédagogie centrée sur le sens, sur le rapport à la vie et je pense avoir  favorisé, à tous les niveaux d’âge, les situations de questionnement et de projets des élèves, en lien avec la vie.

Mais j’ai aussi , dans ma quête incessante d’essayer de comprendre comment tout cela fonctionne , fait d’autres choix, comme par exemple les jeux de société,  à certains moments.

Un enseignant fait chaque jour des choix en mettant en place telle ou telle situation, en gérant le temps de la journée, même si  les élèves peuvent avoir prise sur l’emploi de ce temps, en choisissant d’apporter tel ou tel matériel dans la classe. C’est bien sur la base des choix possibles  dans la classe que se dérouleront les journées et les apprentissages.

Les choix de Freinet

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 » Maintenant c’est l’automne et on a vu plein de feuilles qui tombaient. »   élève de grande section

On a parlé parfois du matérialisme pédagogique de Freinet mais il me semble que , contrairement à Maria Montessori, qui a construit des matériels spécifiques pour les enfants, Freinet n’a pas construit des matériels mais favorisé des situations ; des situations qui , naturellement,  laissaient les apprentissages prendre vie dans les projets réalisés par la classe.

L’imprimerie répondait au besoin de mettre en place un journal, c’est-à-dire un moyen d’expression et de communication . Ce n’était donc pas l’outil qui importait, quoique… , mais la situation d’écriture , qui ne ciblait aucun contenu et permettait une voie d’accès élargie à toutes les formes d’expressions. Freinet  ne ciblait pas l’accord de l’adjectif mais le désir d’écrire, dans lequel cet accord de l’adjectif trouvait naturellement sa place. Et l’accord de l’adjectif pouvait être commenté ensuite  , si besoin.

La correspondance permettait de s’ouvrir aux autres et de s’interroger sur des modes de vie, un contexte de vie, différents,  et d’enrichir sans cesse la connaissance du monde.

Le calcul vivant répondait au questionnement des enfants qui cherchaient à comprendre quelque chose ou devenait nécessaire pour répondre aux besoins et nécessités dans certains projets mis en œuvre dans la classe : coopérative de classe, fabrication d’objets, cuisine, jardinage, élevage ; essai d’expériences de toutes natures etc…

Le jeu de société n’y trouvait pas sa place ou très peu.

Alors puisque je partage cette vision pédagogique du sens  et  ces choix de situations authentiques, qu’est-ce qui  m’a conduit à faire des choix différents et à utiliser des jeux de société à certains moments ?

L’influence de la  » culture  » , de la recherche

La recherche pédagogique s’est développée de manière explosive à partir des années 70 . Elle a permis de construire une culture sur le rapport au savoir et les situations d’enseignement qui  petit à petit, a grignoté une vision d’ensemble. Tant de directions particulières et de plus en plus spécialisées ont été explorées ! Cela a conduit à offrir au monde enseignant une infinie diversité d’informations que les outils d’aujourd’hui permettent de diffuser dans toutes les directions.

Si vous tapez sur votre clavier  :  « développement de l’enfant «  , vous obtenez un  accès à des fichiers  sur les théories du développement de l’enfant, à des tableaux récapitulatifs des différentes phases de développement , à des vidéos de travail  pour observer les différents niveaux et phases possibles, à toutes sortes d’ images et à la définition de l’encyclopédie Larousse… Ces documents sont réalisés par des sources très diversifiées qui relèvent aussi  bien de l’université que  d’associations , de familles  ou de maisons d’édition.

Le résultat , c’est que les enseignants sont baignés d’une culture qui les traversent sans cesse , par le biais d’ informations sur tous les outils de communication : télé, internet, sites, blogs, presse, revues etc… La formation des enseignants contribue à diversifier les accès et à offrir une palette d’outils de communication . Les ressources qu’elle diffuse relèvent le plus souvent de recherches universitaires et elle favorise aussi la diffusion de documents  réalisé par des services institutionnels.

Tous ces documents existent pour répondre à une demande croissante de spécialisation et ne favorisent  pas toujours la mise à distance, le recul par rapport à la qualité de chaque information et sa mise en lien avec l’authenticité des apprentissages et de la vie dans une classe.

L’origine de l’information n’est pas toujours très évidente et la parole des individus ou d’associations de toutes natures remplace la lecture de ceux qui ont réellement travaillé en recherche sur un domaine d’enseignement précis.

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J’ai suivi ce chemin. J’ai voulu continuer d’apprendre. J’ai  lu,beaucoup…

J’ai essayé d’avoir le plus d’informations possibles sur tous les éléments d’information qui me semblaient importants . Et parfois je me suis laissée emportée par ce courant de richesses variées qui me conduisait trop vite ou trop loin pour explorer des contrées lointaines, éloignées du bon sens que requiert l’ancrage dans la vie.

J’ai changé régulièrement de régions, d’écoles et de niveaux de classe.

Cela m’a obligée à ne pas devenir « spécialiste » d’un niveau et cela m’a permis de construire un regard sur l’ensemble des classes de l’école primaire. Mais cela m’a portée à m’intéresser à de nouvelles situations d’enseignement et à regarder tout ce que les catalogues d’édition pouvaient proposer…

C’est sans doute mon intérêt pour le développement de l’enfant, que j’ai pu voir se développer de 2 à 12 ans,  qui m’a permis de me centrer sur la lecture des  » pédagogues  »  et de chercher en quoi et comment ce développement se construisait dans une certaine continuité  mais aussi différemment  pour chacun.

C’est en relisant Freinet  que j’ai pu constater à quel point il  avait répondu non pas par du matériel mais par des situations ouvertes qui permettent à l’enfant de développer sa pensée dans toutes les directions.

Alors, ce jeu de société ?

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Sudoku en CP- CE1

Un matériel spécifique qui répond à un objectif précis

C’est l’exemple que j’ai pris parce qu’il a été symbolique d’une réponse partielle et immédiate à  cette volonté d’apprendre qui me conduisait.Il me semble que chaque jeu  m’apportait une forme de réponse à une interrogation particulière.

Un matériel choisi, de quelque nature qu’il soit , répond à la volonté de l’enseignant de trouver une réponse à offrir.

Ce matériel rassure l’enseignant.  Il offre une forme de réponse que l’enseignant  veut diffuser . Il offre une voie d’accès sur laquelle l’enseignant  a prise, qu’il va pouvoir contrôler, d’une manière ou d’une autre. Cela lui permet alors de vérifier que cette réponse a été entendue, utilisée, reproduite, suivant la nature de l’accès. Il lui donne l’impression d’une maitrise sur le cours du développement des apprentissages de  l’enfant.

Certains appellent ça : Evaluation…

J’ai travaillé le plus souvent dans des classes de maternelle, de CP , de CE1 et une année en CE2.

Je me suis beaucoup interrogée sur le jeu et la place du jeu en maternelle. J’ai toujours laissé une grande part au jeu symbolique : des espaces importants et du temps libre .

J’ai favorisé tous les projets d’expression et de communication et ce sont bien les projets de classe qui conduisaient la construction d’objets de toutes natures. Les apprentissages fondamentaux trouvaient place sans souci et les objectifs du programme étaient conduits dans toute leur variété.

C’est la difficulté d’un élève à comprendre  telle ou telle notion qui me conduisait à chercher des réponses particulières ou partielles. On appelle ça la différenciation pédagogique, parait-il.

Et c’est parfois  par le jeu de société que j’aie essayé de répondre à ce qui me semblait être une difficulté d’apprentissage particulière.

Des difficultés dans l’apprentissage de la lecture ?

Je me suis rendue compte que les difficultés d’accès au code de l’écrit n’existaient pas .

Ouah ! J’entends les expressions de surprise, voire de rejet , qui s’expriment devant cette affirmation iconoclaste. Elle révèle pourtant bien ce que je pense :  tout le monde peut apprendre à déchiffrer. J’ai pu le vérifier si souvent.

Ce qui pose problème à un élève ce n’est pas l’accès au code écrit , c’est la compréhension de ce qu’il lit. L’accès à la combinatoire, qui organise le principe alphabétique de notre langue, est possible à tous. Une lettre associée à une autre lettre forme une syllabe ; une syllabe plus une ou deux autres syllabes juxtaposées permettent de former un mot. Il n’y a que 26 lettres et les différentes combinaisons possibles demandent juste du temps pour être mémorisées au fur et à mesure de leur découverte et de leur usage. Pour certains, il faudra un peu plus de temps mais le principe alphabétique est accessible à tous .

C’est la compréhension qui pose problème . Déchiffrer un mot ne suffit pas. Il faut aussi que ce mot  évoque quelque chose et  que ce quelque chose soit en lien avec les autres éléments de la phrase pour faire sens. Une phrase c’est un message. Une phrase signifie quelque chose. Il y a donc quelque chose à comprendre . Le mot à lui seul ne suffit pas . Et ce mot , composé de ces lettres et de ces syllabes ,  était nécessaire pour construire le sens de la phrase, en lien avec les autres mots.

On constate alors que c’est bien le développement de la pensée de l’enfant qui en cause et non sa capacité de mémorisation. Qu’il connaisse le nom des lettres , qu’il sache réaliser une association de lettres pour dire la syllabe produite ou même qu’il sache prononcer  deux syllabes successives, ne garantit pas qu’il accède à la signification de ce mot. Cette signification se construit sur sa capacité à mettre en lien les éléments du code mais aussi les éléments du sens . Ce qui suppose des catégories de référence signifiantes , des mise en relation avec le contexte, l’auteur du message, le temps du verbe etc…Les enfants qui en restent au déchiffrage ne mettent en lien que des éléments  distincts ,le plus souvent perçus mais non compris comme étant élément d’un système ; ces enfants  juxtaposent  des perceptions, des actions, mais pas des relations de cause avec des  effets de sens,  qui construisent la signification.

Et les jeux de société là-dedans  ??

Un jeu de société relève , de mon point de vue, du même principe que le Qui est-ce ? mais d’une autre manière, à l’envers. Le Qui est-ce  permet de «  nourrir » l’enfant ; de lui offrir des mises en lien que l’enfant n’a pas encore réalisées ou  utilisée sur une connaissance particulière : la réponse au Qui est-ce ?  ( voir l’article sur le Qui est-ce ?  dans la rubrique Pédagogie)

Le jeu de société  permet l’inverse :  se questionner dans un registre particulier et de trouver des formes de réponses qui amènent à construire des hypothèses, des mise en lien et des formes de réponses qui peuvent varier suivant les règles qui vont être établies. Je n’étais pas celle qui détenait la règle . Les règles se construisaient petit à petit en fonction de l’exploration du jeu par les enfants.

Le jeu  de société que j’utilisais comportait des éléments et des mises en relation qui me permettaient de travailler sur un objectif élargi pour explorer tous les liens qui organisent une notion particulière. Le jeu  favorisait la recherche de celui qui ne réalisait pas encore ces mises en relation. Il le confrontait aussi au point de vue des autres. Les règles pouvaient donc varier ou être détournées , en fonction de ce qui était possible ou proposé par les enfants.

Cela devenait un cadre pédagogique dans lequel l’élève pouvait faire bouger les éléments , les mises en relations, sur la base de contraintes qu’il pouvait  lui même choisir.

Ce jeu de société favorisait donc le développement de la pensée de l’enfant et non la mémorisation d’une information ou la reproduction de gestes ou de savoir faire.

Des jeux autour du cardinal du nombre en maternelle

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En maternelle par exemple , j’utilisais plusieurs jeux pour favoriser l’accès à une construction du nombre qui ne soit pas axée sur l’ordre de la suite numérique ( comme dans le jeu des Petits Chevaux ou dans celui de La Bataille ) mais sur  la décomposition du nombre. Le manque de … amenait l’enfant à comprendre les liens entre la quantité de …  présente et celle qui était absente pour former un nombre de …

Le jeu du Pipo consiste à aider un fermier à trouver l’animal qui lui manque sur une collection de 5 animaux .

Voir : le jeu du Pipo

Le jeu du 6 Qui Prend  ( déclinable en 3 ou 4 ou 5 Qui Prend) permet de trouver les animaux différents,  pour construire la collection de 6 animaux qui va être rangée dans la grange.

Voir : le jeu du 6 qui prend junior

Le jeu des 4 ou 7 familles permet de trouver là encore ce qui manque pour que les familles soient complètes. Il présente la particularité de cibler le manque dans la composition des familles et la nécessité de prendre en compte d’autres familles à construire.

Ces jeux que j’avais choisis me permettaient de travailler non plus dans le réel comme dans la situation de rangement des assiettes dans le coin cuisine mais dans une situation différée, qui replaçait  l’axe de la réflexion sur le même sujet plusieurs fois , sans que la situation perde de son sens puisqu’elle se situait dans le jeu.

C’est dans la répétition du tour attribuée à chacun et dans l’exposition des hypothèses et des choix réalisés que les mises en lien étaient répétées , explorées et prenaient sens sur une notion particulière.

En élémentaire:  le jeu de société pour réfléchir autour de la dizaine en CP ou en CE

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En élémentaire j’ai été amenée , pour les mêmes raisons,  à construire des jeux  qui , me semblait-il, pouvait aider les enfants à « faire  bouger » leurs mises en lien. J’ai construit et fait construire par les élèves , des sudokus ou des lotos avec des nombres et des suites numériques. L’élève possédait donc des éléments de nature différentes qu’il  pouvait associer différemment et dont il devait justifier l’association.

En CP par exemple, pour travailler la valeur de la dizaine : des chiffres de 10 0 100, suites numériques chiffrées en décompositions différentes : 20 + 30, 20 + 10 + 10 + 10, 20 + 20 + 10, 20 + 9 + 1 etc…

Voir : le système numérique : des relation entre les nombres : des lotos, sudokus

J’ai aussi utilisé des jeux de stratégie qui amenaient les élèves à donner les raisons de leur choix de stratégie et expliciter les liens entre causes et effets.

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Cela n’empêchait pas de travailler ces notions dans des situations de vie ou de projets mais cela me rassurait sur l’idée que j’avais apporté une aide plus précise, plus individualisée à celui ou ceux qui en avaient besoin, en respectant l’entraide et la coopération…

Dans le même ordre d’idées, j’ai proposé des jeux sur la langue que nous fabriquions souvent pour les offrir dans notre journal aux correspondants : mots croisés, rébus, jeux de substitution (en enlevant les voyelles dans une phrase) , anagramme, acrostiche etc…

L’organisation du jeu de société :

Le principe du Jeu est de donner place au « Je » ; c’est-à-dire de lui permettre de prendre le pouvoir sur les éléments du jeu , de les mettre en lien à  sa convenance et d’en faire ce qu’il veut ; de construire les règles à sa manière pour  situer la difficulté comme il l’entend et donc d’être en position d’agir et non de subir.

 Le principe du Jeu est aussi basé sur le volontariat et donc sur l’adhésion au projet de jouer avec  et non de jouer à … Celui qui ne veut plus participer à ce jeu s’arrête de jouer  parce que la situation ne lui convient plus. Ou alors il joue avec d’autres ou tout seul. Cela rendait plus sécurisant pour certains l’accès à certaines notions .

Pas de jeu à gagner

J’ai toujours présenté ces situations de jeux comme des situations pour:

  • jouer ensemble et donc profiter de la richesse de l’autre, à tous les points de vue, ce qui suppose de le respecter,
  • « trouver » quelque chose et donc apprendre. C’est donc là que se situait le gain…, pour chacun.

Les jeux choisis n’ont pas opposé ceux qui allaient plus vite, ou qui remportaient le plus de … Chaque jeu permettait de poser à côté ce qui avait été trouvé et de ne pas l’attribuer à un joueur en particulier.

Les situations de jeux se terminaient par un petit moment de bilan pendant lesquels un ou plusieurs participants énonçaient la  règle qui avait été utilisée.

Le jeu de société : un choix à certains moments

C’est bien sur la base d’un choix que je proposais l’accès à tel ou tel jeu, sur la base aussi de l’exploration d’un domaine ou d’une notion, et  certains pourraient parler de  ruse pédagogique. Je suis au clair avec l’idée que cela relevait de mon intention de cibler au plus près , de pouvoir constater  certaines mise en relation qui par ailleurs n’avaient pas été exprimées et que je n’avais pas pu vérifier.

J’ai été amenée par la suite à prendre en notes ce qui se disait pour pouvoir mettre en lien ce que disait les élèves dans des situations différentes et voir si leurs capacités de raisonnement se retrouvaient différentes ou à l’identique suivant les domaines ou notions concernées.

J’ai  construit des outils d’analyse du langage . J’ai pu constater que  ce qui était dit par les élèves sur les jeux de société a souvent permis de donner place à ce qu’ils mettaient en lien par les élèves et comment . Énoncer une règle de jeu, expliquer le déroulement d’un jeu, son but , tout cela demande des capacités de raisonnement et de mises en lien très explicites.

Le jeu de société, par le fait même qu’il suscite le point de vue de l’autre et la mise au point d’un consensus pour jouer ensemble, peut offrir la mise en évidence de critères ou mises en relation qui n’avaient pas encore été prise en compte ou comprises par certains.

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Voici donc, avec beaucoup de digression, quoique.., le pourquoi de mon choix d’utiliser à certains moments des jeux de société. Le projet suppose une dynamique qui ne peut être mise à distance ou interrogée que partiellement dans le cours des étapes de réalisation. Il se réalise dans la continuité . Ce n’est pas souvent une situations de remédiation comme peut l’être le jeu de société du fait de sa zone d’apprentissage ciblée et du peu de temps qu’il demande pour sa mise en œuvre .

Éviter la dépense compensatrice…

Il n’en reste pas moins que ces temps de jeux, assis,  supposent une dépense psychique qui peut être dommageable à l’équilibre de l’enfant  si elle demeure trop importante, trop insistante ou trop systématique.

Cette situation de jeu de société  peut donc être une situation de jeu, de constat ou de remédiation mais elle est à mettre en perspective avec toutes les situations de vie qui offrent le sens des apprentissages et avec l’équilibre nécessaire au développement de la personne : quelle détente compensatrice ? …

voir l’article sur Freinet et le jeu

Le choix de matériel demande donc d’être très au clair sur nos objectifs, nos besoins  et nos attentes d’enseignant. Cela permettra de trouver un équilibre dans les situations proposées pour que le sens et la vie restent bien au centre des pratiques  pédagogiques  mises en œuvre dans la classe.

Le jeu de société m’a permis de cibler parfois des mises en relation qui construisent  la compréhension de notions importantes  parce qu’il offre la possibilité de constater le développement de la pensée de l’enfant .

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C’est aussi ce que j’ai retrouvé dans l’utilisation des fichiers Freinet  , ce qui donnera matière à l’écriture d’un autre article …

Voir : les liens de la Rubrique Pédagogie

Voir les liens de la Rubrique mathématiques

Voir les liens du contenu des valises par niveau PS au CM

La pédagogie Freinet se construit dans l’échange de points de vue , par la parole, dans l’échange et la coopération avec une visée émancipatrice basée sur de l’explicite .

Vous trouverez, dans la colonne de droite de ce blog, deux pages qui vous présentent deux tableaux récapitulatifs de tous les articles du blog, rangés par rubriques, afin de vous donner une vision d’ensemble de ce qui est paru dans ce blog.

Si cet article vous a intéressé, n’hésitez pas à vous inscrire sur la News Letter dans la colonne de droite du blog pour recevoir une présentation des prochains articles. Vous pouvez aussi laisser un commentaire , poser des questions ou demander des renseignements. Bonne lecture…

J’en profite pour vous annoncer la sortie prochaine d’un livre que nous avons écrit à 10 enseignants du groupe Freinet 44,  qui donne à voir nos parcours, nos questionnements, nos doutes et nos différences, une autre forme de jeu de société…

Ce livre s’appelle: Ouvrons des pistes, itinéraire de 10 enseignants Freinet,  Edition du Centre du Travail. Vous trouverez ci-dessus le lien pour obtenir le bulletin de souscription à ce livre passionnant et le commander  avant le 15 octobre ! Sinon vous pourrez vous le procurer au Centre d’histoire du travail à Nantes ou au Salon des apprentissages en pédagogie Freinet qui aura lieu à l’ESPE de Nantes le 25 et 26 novembre 2016.
N’hésitez pas à vous procurer ce livre pour voir à quel point la pédagogie Freinet peut se situer dans la différence, l’échange et la coopération…

 

2 commentaires sur “Enseigner c’est choisir… Des jeux de société ?

    • Bonsoir

      Je pense que certains jeux se trouvent facilement: le Pipo et les jeux de famille.
      Le 6 qui Prend Junior devrait se trouver. Le Duumy qui s’est appelé aussi speedies , je crois, ne se trouve plus.
      Il peut être construit avec d’autres éléments.
      Il est dans mes projets de faire une analyse de chacun, photos à l’appui, ce qui permettra de les voir de plus près et d’en construire sur les mêmes bases.
      Le tout c’est que je trouve le temps de réaliser tous mes projets d’écriture…
      Bonne chance.
      Françoise

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