Un jeu de société de la PS au CP: le 6 qui prend Junior

Un jeu de société : le 6 qui prend Junior

Dans cet article vous trouverez , photos à l’appui, différentes manières de jouer avec ce jeu de cartes qui peut  concerner plusieurs niveaux d’âge, suivant les objectifs de l’enseignant.

Il permet de travailler le cardinal du nombre de 1 à 6  sur la base de la notion de complément mais peut aussi servir de base à la construction de la dizaine en CP.Ce jeu fait partie d’une série de jeux autour du manque et de la logique de combinaison, qui peuvent se transformer . Il peut aussi bien devenir un jeu de familles, un jeu de sudoku, un jeu d’appariement sur le cardinal du nombre,  en fonction des mises en relation qui sont choisies au niveau des règles de jeu.

C’est en fonction de ce qui sera énoncé comme paramètre de jeu que l’analyse du langage pourra être  réalisée .

Les cartes :

Ce jeu se compose de :

52 cartes animaux,  d’une collection de 6 animaux différents :  oie, poule, lapin, chèvre, souris, poney.

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Sur 42 cartes ne figure qu’un seul animal.6 cartes en montrent 2 ou 3 .

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4 cartes sur lesquelles figure une « écurie » numérotée de 1 à 4.

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Déroulement du jeu :

Les 4 cartes écuries sont posées, face visible sur la table, l’une en dessous de l’autre.

Les cartes d’animaux sont empilées, faces animaux  non visibles,  pour former un tas dans lequel  les enfants prendront au fur et à mesure une carte du jeu pour la poser, retournée sur la table, dans une des écuries.

Les règles suivantes peuvent être respectées :

Un animal différent peut être posé dans une rangée ( une écurie)  où il ne figure pas déjà. C’est donc alors la différence qui permet le placement

Une écurie est complète lorsque chacun des animaux y figure une fois et que donc il y en a 6 différents.

Quand un enfant tire un animal qui ne peut pas être placé dans une écurie parce qu’il figure déjà dans les 4 , plusieurs règles sont possibles. Il peut être posé à côté et donc ne plus servir dans le jeu; il peut être replacé dans la pioche en dessous.

L’objectif du jeu est d’aider le fermier à ranger ses animaux dans les écuries ou d’aider les animaux à s’abriter de l’orage… Si un animal ne peut pas être  placé dans une écurie , il peut s’enfuir dans la forêt… ou bien rester mouillé !

On peut estimer qu’une fois une écurie pleine , les animaux sont enlevés parce qu’ils sont à l’abri  et que l’écurie peut être à nouveau ouverte pour accueillir 6 nouveaux animaux différents.

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Un jeu de coopération et non de gain …

( voir l’article sur Freinet et le jeu et l’article sur Enseigner c’est choisir, dans la rubrique Pédagogie)

L’objectif est bien de jouer ensemble , de retourner toutes les cartes et donc d’abriter tous les animaux et non de gagner  !

Le cardinal du nombre

Ce jeu permet d’ énoncer  le nombre de cartes ou d’animaux de 1 à 6 . Il semble intéressant de faire exprimer,  lors de l’expression de la règle et  à chaque tour de jeu, ce nombre qui permet alors de construire petit à petit :

L’unité : celui qui manque ; il en manque un, quel qu’il soit .

C’est la notion de l’élément substituable qui se met en place ; le nombre est un objet mathématique qui est détaché des propriétés des objets réels ( taille, forme , couleur, position)

Le cardinal : de 1 à 6, qui s’appuie sur un nombre d’ animaux présents ou encore possibles à placer et qui commence à se généraliser pour devenir neutre quand on en parle : il y en a 4 .

La relation entre les nombres: il en manque 3 ; il n’y en a que 3.Et le contraire : il y en a 4 ; on peut encore en placer 2 .

La dizaine : le cardinal de 10 en décomposition et la dizaine comme catégorie  référence . ( voir ci-dessous : en CP )

Les critères mis en  jeu

Ce jeu s’appuie sur la notion de manque pour construire un nombre de … Il peut être utilisé ou fabriqué avec 3, 4, 5, 6  animaux . On peut faire varier le nombre d’animaux à trouver, le nombre  d‘écuries.

Les cartes qui présentent 2 ou 3 animaux sur la même carte construisent l’idée d’une quantité et d’un nombre déjà constitué : il y en a 3 sur la carte ; on peut encore placer 3 animaux ; ce qui ne veut pas dire 3 cartes. La différence entre le nombre de cartes et le nombre d’animaux présents dans l’écurie permet donc de donner naissance au nombre lui- même et non de faire seulement une correspondance terme à terme entre animal et carte.

En petite section

C’est la notion de l’unité qui se construit petit à petit et qui va permettre la compréhension de ce que le nombre trois peut signifier. Le nombre deux est souvent perçu comme une paire, un binôme , une association, et non comme un et encore un. C’est le trois qui permettra de construire le un et le deux. ( voir l’article sur les 3 étapes en maternelle dans la rubrique Développement de l’enfant). C’est donc sur la base de trois animaux et de trois couleurs que le jeu pourra se dérouler.

En petite section c’est bien sur la base de la perception que se construisent les notions. Voir, toucher, déplacer, permet à l’enfant de passer à l’action et de commencer à relier les éléments et des mises en relation : il en  manque un, il n’y en a pas trois, il y en a deux.

En petite section de maternelle, on peut se jouer avec des collections de trois animaux  différents et sur des cartes différents. Les cartes sur lesquelles figurent 2 ou 3 animaux sont enlevées.

Il est préférable de ne pas commencer de jouer avec des cartes mais avec de petits animaux en plastique que les enfants prennent  et rangeront dans des petites boites ou petites maisons en carton qui serviront d’écurie.

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Le jeu peut ensuite être repris à une autre période de l’année avec les cartes des animaux. Les enfants se souviendront du jeu avec les figurines et ils feront les liens : c’est comme avec les animaux mais c’est sur la carte ; il faut trouver les animaux qui manquent dans l’écurie. C’est un premier pas vers la construction du nombre qui met en lien l’objet, sa représentation figurative et le nombre de …, une autre forme de langage et une autre forme de pensée .

On peut aussi en faire un jeu de Kim avec 3 animaux.. Placer tous  les animaux visibles sur le dessus d’un meuble face aux enfants et après avoir caché le tout , enlever un ou deux animaux avant de montrer à nouveau deux animaux de la collection.

On peut aussi demander aux enfants de découper et coller à côté d’une carte écurie, la photocopie de 3 cartes d’animaux différents à choisir .

On peut  bien sur c laisser libre accès aux cartes du jeu pour que les enfants jouent librement avec les cartes . Ils   réalisent d’eux- mêmes  des tris ou classements d’animaux.

En moyenne section

En moyenne section, l’unité est souvent comprise et permet de construire le cardinal du nombre en comparaison.

On peut alors utiliser le jeu de cartes avec d’abord 3 puis 4 animaux.

Suivant les capacités des enfants on peut ensuite utiliser les cartes sur lesquelles figurent 2 animaux. Ce changement de base de référence : une carte = un animal, est difficile à construire mais sur deux animaux cela peut être possible.

Comme en petite section on peut imaginer de proposer de découper les cartes pour les coller à côté d’une écurie et laisser les enfants jouer librement avec les cartes.

En grande section

Le cardinal du nombre 5 est construit. Il restera à comprendre la relation entre les nombres: 1 de +, un de – dans d’autres situations.

On peut jouer comme précédemment en cherchant à placer 4, 5 puis 6 animaux différents dans les écuries.

On peut aussi fabriquer des cartes d’écuries supplémentaires. Il y aura donc mise en relation du tout : le nombre de cartes et des parties : les écuries . Cela peut commencer à déterminer des conditions de partage . Les enfants vont  se rendre compte que cela change le nombre d’animaux présents dans chaque écurie.

On peut aussi se servir du chiffre figurant sur les cartes écuries pour l’utiliser non pas comme un numéro : l’écurie n° 1 dans laquelle sont abrités 6 animaux , mais comme un nombre à atteindre pour remplir l’écurie.

Dans l’écurie 1 on ne peut placer que 1 animal, dans l’écurie 3 , 3 animaux.

Si cette règle est adoptée il faudra faire bien attention à la distinguer de la précédente pour que les enfants ne fassent  pas la confusion entre chiffre = nombre de…  et chiffre = numéro. En petite section cela est trop compliqué à différencier .

On peut aussi se servir du chiffre de la carte écurie pour déterminer un nombre de : en face de l’écurie 1 : des cartes avec un seul animal. En face de l’écurie 2 une carte avec deux animaux ou deux cartes posées l’une sur l’autre, d’animaux différents. En face de la carte écurie N° 5 : 5 cartes d’animaux différents posées les unes sur les autres.

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Cela revient donc à constituer des familles de nombres et demande aux enfants de vérifier à chaque fois si la famille est complète . Le nombre est alors utilisé systématiquement avec l’idée du complément : il y en a 4, il en manque 5 pour compléter la pile.

Il faudra du temps pour certains et leur faire reconstruire les collections à l’oral pour qu’ils parviennent ensuite à retrouver les manques.

Le nombre peut alors servir de référence pour appuyer aussi bien la mémoire de travail que la recherche:  Tu sais qu’il y en a 5, tu as cité trois animaux. Il en reste donc 2  à mettre pour en avoir 5.

On peut imaginer que cette situation peut de réaliser sur le choix de placer des animaux différents mais on peut aussi choisir de ne placer dans les écuries que des familles d’animaux de même espèce. En face de  l’écurie 5, il peut alors y avoir une plie de 5 lapins puis une pile de 5 chèvres etc…

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Les situations de jeux libres permettent à ces enfants de construire des mémoires de référence, à leur rythme et les cartes sont laissées à la libre disposition des enfants qui le souhaitent dans les temps libres.

Fabriquer le jeu

Une des possibilités de recherche et d’assise dans la construction du nombre, c’est la fabrication du jeu. Cela peut devenir un projet de cadeau pour l’anniversaire d’un copain, pour jouer à la maison, pour les correspondants etc…

Choisir et découper le nombre de figures nécessaires et différentes pour le jeu; cela relève de la complexité . Les cartes écuries peuvent ou non déterminer un nombre d’animaux et cela changera le nombre d’animaux à découper.

Il s’agit bien d’une manipulation sur du visible mais elle reste à construire par l’enfant puisque c’est lui qui va déterminer les éléments de référence. C’est donc l’évocation de ce qui sera nécessaire qui va permettre le choix du visible, du nombre de cartes. Tout cela favorise la réversibilité de la pensée et le développement de la pensée complexe. ( Voir l’article sur la pensée complexe dans la rubrique Développement de l’enfant).

En CP

On peut commencer par jouer avec des cartes écurie de 1 à 6 mais on peut bien sur ensuite compléter le jeu avec des écuries jusqu’à 10.

La dizaine peut être mise en évidence par le choix de fermer une écurie quand le nombre de 10 animaux est atteint. Les écuries seront alors en nombre restreint sur la table : 3 ou 4  mais des cartes écuries supplémentaires seront prévues qui pourront être rajoutées au fur et à mesure des besoins. Le nombre 10 sera alors associé à une écurie et on pourra parler de la dizaine comme élément de référence. Il y a une dizaine d’animaux ou de de lapins ; on peut fermer cette écurie ( ou clapier…)

On peut aussi inverser la figuration des cartes : une carte animal pourrait présenter l’écurie de , en début de ligne . Ce serait alors des cartes sur lesquelles figureraient des chiffres de 1 à 10 qui permettraient de compléter le nombre de … jusqu’à 10.

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Mais aussi ensuite jusqu’à 20, 30 etc….Toutes les décompositions du nombre peuvent être utilisées. Il est très important d’associer les élèves à ces changements de référence pour qu’ils puissent faire les mises en relation sur la base de leur compréhension du jeu.

Il peut aussi être question d’un jardinier qui cherche ses légumes , d’un pâtissier qui cherche ses gâteaux …

On peut aussi  demander de calculer combien de cartes il faut pour jouer avec 3 animaux ou 3 écuries 3  puis , 5 ,  8 en fonction des règles choisies.

On peut aussi  proposer d’écrire les règles de jeu à partir des  propositions des élèves . Cela leur demandera de prendre en compte tous les éléments du jeu et toutes les mises en relations nécessaires suivant le but du jeu qui sera défini.

Des jeux différents…

On pourra établir un lien avec par exemple le jeu du sudoku…à 3, 6,9 éléments…

On peut aussi faire le lien avec les jeux de familles: des familles de nombres qui se réalisent sur la base du chiffre indiqué sur la carte : 3 cartes portant le chiffre 3 pour faire la famille du 3 ; 8 cartes portant le chiffre 8 pour faire la famille du 8 . C’est le principe d’un autre jeu qui s’est appelé Dummy ou Ketch’up et qui n’est plus édité.

C’est sur la base de la comparaison des situations et des critères pris en compte que de nouvelles règles pourront être proposées , que de nouveaux jeux pourront être proposés.

En CP, les élèves  peuvent comprendre que tous ces jeux relèvent d’une même difficulté à prendre en compte: la combinaison de critères. Ils commencent alors à accorder au nombre une valeur différente qui situe non pas seulement un nombre de… , une quantité,  mais aussi une complexité qui peut se développer en s’appuyant sur la compréhension de la suite numérique elle-même.

Des d’animaux identiques, des animaux différents , quelles conséquences sur le nombre de cartes d’écuries, d’animaux ?

Des familles de nombres : quelles conséquences sur le nombre de chacune des cartes chiffrées ?

Le développement de la pensée

Cette situation de  jeu peut donc se décliner en fonction de l’âge, des possibilités et des propositions des enfants. Elle se situe alors comme un cadre pédagogique de recherche et d’exploration pour le développement de la pensée .

Elle n’est pas seulement une occasion de rencontre et du respect du vivre ensemble autour d’une régle ou une activité qui relève de la pédagogie par objectif.

Elle offre des images d’une  situation qui peut se réaliser dans la réalité même si cette situation de tri d’animaux ne relève plus de la réalité quotidienne aujourd’hui ! Elle peut cependant permettre d’en parler et de rebondir sur des lectures documentaires .

Elle permet aussi de donner matière à des recherches qui font varier les critères, les contraintes et qui mettent en relation les causes et les effets produits. Ce type de jeu, libéré des règles formelles qui sont utilisées en toute connaissance de cause et détournées à volonté , ouvre la curiosité et la pensée de l’enfant qui devient alors l’organisateur du jeu parce qu’il en maitrise tous les processus.

C’est ce qui va apparaitre quand on va lui demander d’expliquer comment il y joue…

L’analyse du langage :

Suivant les mots utilisés par l’enseignant et les règles choisies, les mises en relation seront différentes et c’est ce que montre la prise de note du langage des élèves à qui on demande comment on joue à ce jeu.

Chaque enfant va prendre en compte ce qui lui a semblé important.

Voici, par exemple,  des énoncés d’enfants de grande section de maternelle qui comparent le jeu du 6 qui Prend junior et le jeu de Dummy  .

Le Dummy : ce jeu demande de composer des familles de nombres de 3 à 7 : 3 cartes qui portent le chiffre 3 pour former la famille des 3, 5 cartes qui portent le chiffre 5 pour former la famille des 5 etc…)

« Tout n’est pas pareil. C’est que dans le Dummy on distribue 3 cartes et au 6 Qui Prend on distribue pas d’ cartes. Dans le 6 Qui Prend y a des animaux et dans le Dummy y a pas d’animaux. »

Cet enfant prend en compte les éléments : animaux ou pas,  et les actions : on distribue des cartes ou pas. Il ne situe pas de but au jeu et ne donne pas de règles . Les mises en relation et la  fonction du nombre ne sont pas énoncées..

«  C’est que dans le Dummy faut avoir les 3,  i faut 3 cartes ; dans les 4,  i faut 4 cartes et après on remporte le paquet ; les 5,  i faut 5 cartes et i faut après remporter ; dans les 6 i faut mettre 6 cartes et on remporte le paquet ; et dans les 7, il faut mettre 7 cartes et après on le remporte.

Et l’aut’ jeu, c’est le 6 qui prend, quand il faut jouer et ben il faut avoir la ferme 1, la ferme 2 , la ferme 3 et puis la ferme 4C’est que dans le 6 qui prend et ben faut mettre 6 cartes dans les fermes et après c’est pareil dans les autres fermes . »

Cet enfant a pris en compte la mise en relation nombre de cartes et nombre  dans le premier jeu et la prise en compte de la nécessité de 6 cartes dans le deuxième jeu. Il généralise en disant : c’est pareil dans les autres fermes. On peut supposer que le nombre est construit et que la règle du jeu prend tout son sens pour lui.

«  Oui ben , en fait, faut poser des cartes et puis en a 3 et faut en mettre 3 et dans l’aut’ jeu en a , on met une carte si on a un cheval et qu’on a déjà un cheval faut pas l’ mettre et ça c’est pas pareil. »

Cet enfant donne un exemple pour chacun des jeux qui montre que l’essentiel est compris. Le nombre 3 est associé à : en mettre 3 et pour le deuxième jeu la différence est le critère de la règle de placement. Le nombre situe dans le premier cas mais n’est pas pris en compte dans le deuxième jeu.

La comparaison des jeux:

La situation de comparaison de deux jeux est souvent très riche et permet de voir quels sont les éléments importants pour les enfants. Définir la règle du jeu du 6 qui Prend ou du Dummy offre souvent la possibilité de situer le nombre . On voit cependant que les enfants n’en parlent pas de la même façon parce que leur pensée ne se développe pas sur les mêmes bases de raisonnement et de maturité. Certains enfants vont situer les éléments du jeu concrètement : les cartes , les actions mais n’utiliseront le nombre que comme un élément descriptif. Cela montre que le nombre n’est pas encore pris en compte comme élément de référence.

Voir : Enseigner c’est choisir : des jeux de société ?

Voir : Freinet et le jeu

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J’en profite pour vous annoncer la sortie prochaine d’un livre que nous avons écrit à 10 enseignants du groupe Freinet 44,  qui donne à voir nos parcours, nos questionnements, nos doutes et nos différences, une autre forme de jeu de société…

Ce livre s’appelle: Ouvrons des pistes, itinéraire de 10 enseignants Freinet,  Edition du Centre du Travail.
N’hésitez pas à vous procurer ce livre pour voir à quel point la pédagogie Freinet peut se situer dans la différence, l’échange et la coopération…

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