La Dictée ….

L’orthographe et La Dictée

Cet article interroge la situation de dictées sous l’angle de la situation d’enseignement que fait vivre l’enseignant et sous l’angle du rapport au savoir que l’élève peut construire.

Différents paramètres sont évoqués et montrent que cette situation peut, comme toutes les situations pédagogiques, développer des objectifs et un rapport au savoir très différent.

L’apprentissage de l’orthographe est questionné. Le texte libre et la qualité d’un enseignement explicite  offrent d’autres voies d’accès …

1 – La Dictée

Les objectifs possibles

  • Un contrôle de connaissances.
  • Une situation de révision de règles.
  • Un apport en vocabulaire.
  • Un apport culturel : un texte choisi par l’enseignant.
  • Un complément à la situation de construction de l’écrit : un encodage.
  • Une situation de réflexion sur la langue.
  • Une situation de classification de mots / nature/fonction.
  • Une situation de mise à jour et d’explicitation de règles d’orthographe, de grammaire et de conjugaison.
  • Un entrainement, une répétition de règles à mettre en application.
  • Une situation de coopération : recherches à deux, en petits groupes. Échanges de dictées, de propositions.
  • Un rapport au savoir explicite: dictées choisies,construites par les élèves en fonction de critères définis.

Une situation qui appartient à l’enseignant ou qui appartient aussi à l’élève ?

C’est ce qui change fondamentalement le rapport à la situation de Dictée.

La Dictée du Ministre …

Le Ministre de l’Éducation Nationale fait paraitre une circulaire qui demande que les élèves fassent une Dictée par jour. Le problème de l’orthographe serait ainsi résolu… Il s’agit sans doute de la nostalgie d’une forme d’enseignement qui situe le rapport au savoir dans la répétition d’un modèle et la place de l’enseignant dans le contrôle des connaissances.

On peut s’étonner d’une demande qui semble ne pas prendre en compte la réalité du terrain. Elle laisse supposer que la Dictée n’existe plus dans les classes. De nombreux enseignants font faire des Dictées à leurs élèves.

Quel rapport au savoir ?

Cette demande ignore la réalité des recherches sur le rapport à la construction des connaissances.

La Dictée traditionnelle sert le plus souvent de contrôle et laisse peu de place à l’évolution des apprentissages en orthographe.

S’il n’y a pas de prise de conscience par l’élève de son erreur et de la nature de l’écart avec la correction, il n’y aura pas compréhension et mémorisation de ce qui est correct.

Si l’élève n’est pas, avant la Dictée, mobilisé par un objectif qu’il peut situer, il n’y aura pas d’engagement sur le savoir. L’élève sera probablement focalisé sur  la note ou sur le faire plaisir à … mais la situation de Dictée ne sera pas porteuse d’évolution de son orthographe.

Quand il n’y a pas déjà chez l’élève de mises en relation avec des classes de référence (nature des mots, accords particuliers, règles d’orthographe d’accord ou de conjugaison),  elles n’existent pas dans la conscience de l’élève  qui aura tendance à répéter des automatismes qui peuvent s’avérer inexacts.

Il n’y a donc pas de contrôle inhibiteur intéressant  puisque l’élève n’est pas en vigilance sur le savoir mais sur une erreur dont il n’apprécie pas la nature mais dont il craint la conséquence.

Il n’y aura pas de développement de la plasticité cérébrale puisqu’une seule solution est donnée par l’élève qui se limite forcément à ce qu’il est et à ce qu’il sait déjà.

Une Dictée peut s’avérer extrêmement inhibitrice chez un élève en difficulté en orthographe. Certains élèves arrivent avec mal au ventre le jour de la Dictée parce qu’ils savent qu’ils vont faire « plein de fautes ». La longueur et la complexité de la tâche les rendent incapables de faire vivre ce qu’ils savent parfois.

Quelles Dictées ?

Le contenu :

1 – Le texte choisi pour une Dictée donne une couleur particulière à cette activité.

S’agit-il d’un texte connu, d’un texte d’enfant, d’un texte littéraire ?

S’agit-il d’un texte qui apporte une information, qui raconte une histoire ?

2 – S’agit-il d’un texte qui continue et dont on attend la suite ? D’un texte différent chaque fois et sans lien avec l’élève ?

3 – Ce texte est-il lu dans son ensemble avant la Dictée ou est-il découvert au fur et à mesure de l’énonciation ?

4 – Ce texte sera-t-il le prélude à une autre activité qui va en découler : lire, écrire la suite ; faire ce qui est dit dans le texte ; classer des mots ; trouver des règles ; faire une chasse aux mots ( voir ce qu’a écrit Jean Le Gal ), etc…

Chacun de ces paramètres change complétement la  situation.

1- Une Dictée choisie et lue par l’enseignant

Cette situation signifie le plus souvent que l’enseignant est en situation de contrôle.

La lecture de l’enseignant est –elle rapide, aidante ? Est- ce que l’enseignant insiste sur certains mots, sur certaines syllabes ou lettres porteuses d’indices ? Est- ce qu’il rappelle qu’il faut faire attention à… ?

2-Une Dictée lue par un élève

Cela change tout …

Pour lui, l’élève, qui doit adapter son débit de parole, ajuster sa lecture et qui du coup va lire chaque mot avec beaucoup d’attention. La Dictée peut devenir constructive quand cet élève doit auparavant  préparer cette Dictée et s’entrainer à sa lecture à voix haute.

Pour les autres, qui ne perçoivent plus la lecture de la même façon parce que ce n’est pas celle de l’enseignant. Il reste cependant la difficulté de la Dictée elle-même.

Cette situation peut s’avérer intéressante quand le rôle de lecteur est vécu alternativement par chacun, qui doit donc préparer cette lecture au préalable. Le rapport à la lecture et à l’orthographe sont alors mis en relation et cela favorise souvent le développement d’une mise en attention et d’une vigilance rarement présentes dans une Dictée traditionnelle. Les élèves sont  parties prenantes de la situation et il se forme peu à peu une sorte de coopération au niveau du partage de cette sorte de «  lecture offerte. »

3- Une Dictée composée par des élèves

  • Un texte libre.
  • Un texte écrit pour donner à voir certains mots, certaines règles, ce qui suppose une préparation par les élèves, centrée sur les connaissances.
  • Un documentaire choisi pour informer sur un sujet et dont le texte est scruté pour voir si sa difficulté n’est pas trop importante. Là encore les connaissances sont prises en compte avant la Dictée.

La correction

Se réalise-telle collectivement, tous ensembles sur le même contenu, en linéaire ? A l’oral ou en regardant le modèle écrit ?

Se réalise-elle à deux ? En petits groupes, avec le texte sous les yeux ?

Des outils de correction possible sont-ils présents : guide de règles d’accord, dictionnaire, liste de mots ?

Se réalise-t-elle en discussion, avec des hypothèses sur l’orthographe de tel ou tel mot, sur la possibilité de tel ou tel accord ?

Cette situation devient-elle une situation de rappel de règles et de mise en réflexion sur la langue ?

Le rapport à l’erreur

Qu’est-ce qui est mis en avant : le nombre de « fautes », d’erreurs de … ? Le nombre de mots justes ?

Une classification du type d’erreurs ?

Des outils de classement et de mémorisation sont-ils proposés : un répertoire pour recopier les mots justes,  ou les erreurs ? Des listes de … ?

Une situation d’apprentissage ?

On peut voir que le terme de Dictée peut renvoyer à des situations très différentes, pour l’enseignant comme pour les élèves.

Le rapport à l’orthographe sera bien évidemment plus pertinent si l’élève est mobilisé, engagé sur tel ou tel objectif ou telle catégorie ou s’il craint uniquement de se tromper.

La part du maitre diffère suivant que l’enseignant se situe dans une situation de contrôle, de rappel des règles, de mise à jour des écarts, de réflexion sur l’organisation de la langue. Sa perception de l’erreur et la mise en référence de celle-ci influeront sur la prise de conscience des élèves et leur rapport à l’orthographe.

Cette Dictée peut s’avérer constructive, dévalorisante, enrichissante, coopérative. Tout est possible, en fonction de la façon dont elle est construite et perçue.

Tout dépend donc de la façon dont l’enseignant sa construit sa représentation de l’apprentissage de l’orthographe et de ses conceptions de l’enseignement.

2 – L’apprentissage de l’orthographe

On peut imaginer que la situation de Dictée peut aider les élèves dans leur rapport à l’orthographe et dans la construction de leurs connaissances.

  • Est- ce à dire pour autant que c’est la situation de Dictée qui va aider tous les élèves à progresser en orthographe ?
  • Est- ce que l’apprentissage de l’orthographe ne se construit que dans la situation de Dictée?

On a mesuré depuis longtemps que les « bons lecteurs » font nettement moins d’erreurs d’orthographe que les autres. Il est évident que la fréquentation soutenue de toutes les situations de lecture permet  aux enfants une confrontation perceptive immédiate, plus ou moins consciente, qui fait écho chez les enfants qui possèdent les références nécessaires pour les mémoriser en liaison avec ce qu’ils ont déjà construit sur le sujet.

Pour les élèves qui sont moins confrontés à l’écrit dans leur contexte de vie, il est nécessaire de faire émerger des questionnements, des prises de conscience pour que des liaisons se réalisent. Il est important que tout soit dit, explicité aussi bien par l’enseignant qui explique, complète, nourrit, que par l’élève qui progresse peu à peu.

Le Texte Libre : écrire- lire et construire, par le Tâtonnement Expérimental, un rapport à l’orthographe

La situation d’écriture, de production d’un message qui sera lu, édité, détermine souvent chez les élèves une volonté de faire évoluer leur orthographe. Ils sont conscients de la nécessité de porter attention à ce qu’ils écrivent pour pouvoir être lus et compris. L’orthographe s’acquiert donc aussi, et  avec beaucoup de force, dans la liberté d’expression qu’offre le Texte Libre .

L’enfant va commencer par utiliser les mots qu’il connait puis choisir d’autres mots en s’interrogeant sur leur écriture. Il va évoluer à son rythme, au rythme de son expression et de sa volonté de construire des phrases de plus en plus complexes. Il attachera de l’importance à l’orthographe d’usage quand il aura compris, en tant que lecteur, que tout ne s’écrit pas de la même façon.

Ecrire pour s’exprimer c’est apprendre à lire et à écrire, correctement .

L’apprentissage de la lecture

S’il a eu la chance de commencer à écrire dès la grande section ou le début de CP avec l’aide de son entourage son orthographe sera correcte dès son entrée dans l’écrit.

Un échange sur la Méthode naturelle de lecture

Cette entrée dans l’écrit, naturelle, à la demande et accompagnée, favorise une orthographe juste qui s’inscrit sans erreur dans la mémoire de l’enfant : dans son geste d’écriture et dans sa perception visuelle et auditive, dans la mise en relation de ce qui est pensé, qui a du sens, et de ce qui s’écrit, qui nécessite la connaissance de certaines règles.

Quand le jeune enfant commence par écrire ce qu’il a envie d’écrire et qu’il le fait sans erreur puisqu’il est accompagné, il prend rapidement conscience des mises en relation grapho-phonétiques. Il est donc naturellement attentif et vigilant sur l’orthographe des mots parce qu’il sait que plusieurs orthographes sont possibles dans certains cas.

C’est donc souvent l’entrée dans l’apprentissage de la lecture qui provoque des problèmes d’orthographe … Quand on apprend à écrire des sons qu’on entend cela provoque nécessairement des  confusions dans notre langue qui n’est pas une langue phonétique comme l’italien par exemple .

Quand on apprend  à dire que  B, A = BA , on écrit difficilement que B, O = BEAU… ( Merci Michel !)

Quand on sait que Beaucoup, ça s’écrit avec un « grand EAU » , la référence en orthographe est totalement différente. Il s’agit bien de construire des références sur l’orthographe des mots à lire et écrire et non d’assembler des lettres ou sons sans les référer au sens particulier du mot qu’ils composent,qui suppose une orthographe particulière.

Quand le sens du mot conduit  l’écriture, la recherche de la juste orthographe est naturelle, nécessaire et pertinente.

Il n’y a plus besoin de faire une dictée chaque jour….

L’élève écrit chaque jour et il se pose chaque jour des questions sur l’orthographe des mots. Il est donc  en évolution consciemment et avec la volonté de savoir écrire de plus en plus de mots et de phrases.

La notion de contrôle extérieur, celui de l’enseignant, n’est pas le moteur de son évolution. Il fait des progrès en orthographe parce qu’il a envie d’écrire. D’écrire un texte qui raconte sa vie. D’écrire pour dire ce qu’il a vu, ce qu’il a fait, ce qu’il voudrait savoir. D’inventer des mots croisés, des acrostiches, des rébus. D’écrire un texte documentaire sur les escargots ou pour raconter la sortie aux pommes ou dans la station d’épuration.

Bref , il s’agit d’une expression volontaire, riche, diversifiée et qui se construit dans le respect des règles d’orthographe et de grammaire parce qu’elle va être lue, communiquée, dans le journal de la classe par exemple.

Les élèves qui ont l’habitude d’écrire pour un journal de classe sont particulièrement vigilants sur l’orthographe. Ils sont très attentifs et ils s’entraident pour que les écrits puissent être écrits ou tapés sur l’ordinateur sans erreur. Le Comité de Lecture du journal sera le garant de la correction de l’écrit.

De l’entrainement ?

Pour certains les difficultés peuvent être nombreuses .L’écrit n’est pas ancré, n’est pas une référence habituelle.

Il faudra donc du temps, des prises de consciences répétées des écarts avec  la correction, et un entrainement, avec l’accord de l’élève. Un entrainement sur un objectif ciblé, pris en conscience. Il y  a possibilité pour un élève qui  ne sait pas, ou oublie, de faire les accords de l’adjectif, de mettre un M devant un B ou un P, de s’entrainer. Il peut prendre une fiche d’exercices qui vont l’aider à automatiser cette prise en compte d’une difficulté particulière. Cette répétition, ciblée et évoquée avant l’exercice, peut aider l’élève à porter son attention sur Une difficulté et sa mise en oeuvre. Il s’agit de répondre à un besoin particulier et non d’imposer à tous une répétition vide de sens.

La Dictée traditionnelle n’est pas un entrainement pour les élèves qui ont des difficultés importantes en orthographe parce qu’elle leur demande de faire face à trop de paramètres différents en même temps. Cela leur demande de prendre en compte trop d’informations qu’ils ne maitrisent pas.

L’ampleur de la tâche est démesurée et entraine souvent une incapacité totale à  avoir suffisamment d’estime de soi pour  faire appel à ce qui est su. « Cela va trop vite. Il y en a trop. Je n’ai pas le temps de réfléchir. Je ne sais plus où j’en suis. Je ne sais plus lequel prend un S. » Alors ils abandonnent ou écrivent au hasard. Et cela fera une expérience négative supplémentaire qui ajoutera du stress supplémentaire à la suivante.

La Dictée traditionnelle peut se révéler très élitiste …

L’Explicite

C’est ce qui peut faire la différence aujourd’hui car les écarts se sont creusés entre des mondes différents. C’est parfois ce qui peut manquer pour certains élèves si on ne s’appuie que sur l’expression.

L’Explicite permet aujourd’hui de retrouver ce qui se perd de plus en plus dans les canaux d’expression d’aujourd’hui : le SMS, le Tweet, la photo …

Le rapport au code n’est plus le même parce que, pour certains, il n’est plus pertinent et qu’il n’est pas utilisé dans sa forme « correcte ».

Il y a donc des prises de conscience à réaliser pour certains élèves. Il y a nécessité de leur montrer en quoi l’orthographe peut avoir un sens, dans quelles situations elle est indispensable et pourquoi elle peut devenir pertinente , voire source de questionnement sur le monde. L’étymologie, les jeux de langage, les lettres de motivation, tout peut être exploré et explicité.

Il s’agit de redonner sens au code et de montrer en quoi il est nécessaire d’en posséder la maitrise dans le monde d’aujourd’hui. Il s’agit aussi de dire que cette maitrise peut conduire la discrimination et le jugement de l’autre… et qu’elle relève d’une forme de pouvoir à conquérir.

De l’Explicite dans l’apprentissage de la lecture 

La Pédagogie Explicite: 3 affiches

La Synthèse

Le rapport au code peut aussi évoluer dans les situations de Synthèses . C’est souvent dans ce temps d’explicitation que des prise de conscience se réalisent et que cela alimente une vigilance et une attention sur certains paramètres qui n’avaient pas encore été pris en compte. Cela demande du temps , des temps et de la patience…

La Synthèse pour apprendre

Conclusion

S’agit-il de faire des dictées chaque jour ou d’apprendre à écrire avec une orthographe correcte ?

S’agit-il de contrôle de connaissances ou d’apprentissage de l’orthographe ?

S’agit-il de rassurer des parents à partir d’une situation fantasmée et non précise ou de construire un rapport à l’orthographe ouvert et explicite ?

S’agit-il de s’appuyer sur des enseignants qui réfléchissent et adaptent leur enseignement aux classes et aux élèves qu’ils fréquentent chaque jour ou s’agit-il de faire reproduire à tous les enseignants une situation identique ?

S’agit-il de communication ou d’éducation et d’enseignement  ?….

A chaque enseignant Freinet  de faire vivre le rapport à l’orthographe, en accord avec les principes de la pédagogie Freinet, comme il le souhaite et comme il peut …

La pédagogie Freinet se construit dans l’échange de points de vue , par la parole, dans l’échange et la coopération avec une visée émancipatrice basée sur de l’explicite, en lien avec la vie et l’éthique ….

Voir les articles de la Rubrique Lire- Ecrire 

Voir le contenu des valises par niveau PS au CM

Voir les Affiches de synthèse

Voir les liens de la Rubrique Pédagogie

Voir les liens de la Rubrique Développement de la Pensée

Voir les liens de la Rubrique Langage

Voir les liens de la Rubrique Mathématique

Voir les liens  de la Rubrique Connaissance du monde

J’en profite pour vous rappeler  la sortie d’un livre que nous avons écrit à 10 enseignants du groupe Freinet 44,  qui donne à voir nos parcours, nos questionnements, nos doutes et nos différences

Ce livre s’appelle: Ouvrons des pistes, itinéraire de 10 enseignants Freinet,  Edition du Centre du Travail.

Voir l’article: deux livres pour toi qui débutes en Pédagogie Freinet

Vous trouverez, dans la colonne de droite de ce blog, deux tableaux récapitulatifs de tous les articles du blog, rangés par rubriques, afin de vous donner une vision d’ensemble de ce qui est paru dans ce blog.

Si cet article vous a intéressé, n’hésitez pas à vous inscrire sur la News Letter dans la colonne de droite du blog pour recevoir une présentation des prochains articles. Vous pouvez aussi laisser un commentaire , poser des questions ou demander des renseignements. Bonne lecture…

 

Publicités

Un commentaire sur “La Dictée ….

  1. Merci pour cet article qui m’a fait revivre mes dictées d’enfant… Quand l’enseignante m’a dit : « Je te mets 0 car on ne fait pas dans le négatif. » ou encore quand une autre m’a accusé d’avoir triché parce que, exception, j’avais eu 9/10 (en CE1, c’était parce qu’il y avait des mots que j’avais croisé dans un jeu le week-end même…).
    Ca fait 25 ans mais je me souviens de la boule au ventre, du rouge… de la honte, d’être perdue parce que ça va trop vite et puis que je ne sais pas.
    Je me souviens aussi d’avoir compté les années jusqu’au lycée où je savais qu’il n’y aurait plus jamais de dictée.
    Alors une par jour pendant tout mon primaire… heureusement que je suis née il y a longtemps !

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s