Je ne crois plus à l’expression libre !….

Le titre de cet article, volontairement provocateur… ,  cherche à orienter la réflexion sur ce que la pédagogie Freinet peut porter aujourd’hui pour conduire l’émancipation des classes populaires.

Une première partie cherche à analyser le constat de « l’échec » des enfants des classes populaires.

Une deuxième partie questionne l’expression dans la Pédagogie Freinet aujourd’hui.

Une troisième partie situe des choix et des situations que j’ai questionnés et mis en place pour répondre à la tension qui s’exerce , de mon point de vue, entre l’expression individuelle et la construction des apprentissages en commun.

La conclusion met en lien l’Expression et un projet scolaire d’une autre nature…

1 – L’échec des enfants de classe populaire ?

On parle partout « d’égalité des chances », de l’école ou de parcours de « réussite  »  et d’ « enfants en difficulté ».

Pour certains . Pour les enfants de ZEP, pour les enfants des classes populaires. Ils seraient en « échec ».

Les enfants de classe populaire seraient différents, moins intelligents, moins « compétents, pas capables de … ». Et ils sont donc en difficulté à l’école. Les « Évaluations «  le prouvent . Il y a de plus en plus d’écart entre leurs résultats et ceux des enfants de classe moyenne . En particulier en France, puisque nous sommes les champions de l’inégalité scolaire. Les écarts se creusent  de plus en plus au niveau des résultats entre les enfants des ZEP et les enfants des « milieux favorisés ».

On peut donc accepter cette vision de l’école et essayer de corriger ces pauvres enfants de ZEP en leur apportant de l’aide, en essayant d’ouvrir leur « horizon culturel » et en offrant à certains d’entr’eux  des places de « discrimination positive » !

On pourrait aussi s’interroger sur ce qui nourrit cette différence de résultats scolaires.

Qu’en est-il pour ceux qui vivent dans les milieux culturels favorisés, ceux qui « réussissent »?

Ce qui ferait la différence…

Voici une liste , non exhaustive, de ce qui peut différencier un élève de milieu favorisé d’un élève de milieu populaire…

  • Le projet d’insertion dans la société.
  • La prise en compte de certains codes ou repères comme étant pertinents et nécessaires.
  • La volonté de comprendre le monde avec une prise de conscience de la mise en relation des causes et des effets au niveau scolaire.
  • Le projet personnel.
  • L’adhésion à un « programme » scolaire.
  • La capacité à prendre de la distance avec la situation scolaire: l’estime de soi.
  • La capacité à comprendre que la Tâche à réaliser est porteuse d’évolution et n’est pas signifiante par elle- même
  • La capacité à comprendre un langage formel.
  • La capacité à transférer une compétence «  scolaire »  dans une autre situation.
  • La capacité de comprendre la nécessité de l’effort, de la répétition, de l’entrainement pour atteindre un niveau d’études supérieures.

Ce n’est pas….

Ce n’est pas le profil cognitif.

Ce n’est pas une relation bienveillante ou pacifiée.

Ce n’est pas une compréhension diminuée ou cloisonnée.

Ce n’est pas le par cœur, l’entrainement ou l’effort.

Ce n’est pas un comportement  inadéquat ou un langage familier.

On peut constater que ce n’est pas essentiellement  l’élève , son intelligence, qui sont en cause, c’est ce qu’on lui demande de faire à l’école qui génère les problèmes, auquel il n’adhère pas ou n’est pas préparé.

Ce n’est  pas la capacité à comprendre de l’élève « en difficulté » qui est en jeu mais la nécessité de connaitre et de prendre en compte des normes spécifiques pour pouvoir se projeter.

On peut donc penser qu’il n’y a pas lieu de se focaliser tellement sur les « difficultés des élèves » mais plutôt à s’interroger sur le fait que cette école n’offre pas , à certains, matière à y trouver du sens.

Le sens des activités et du « Programme »

Pour les élèves de ZEP, il y a une vraie difficulté à s’inscrire dans le projet de L’École . Par nature, ce projet  les situe de prime abord , dès la maternelle, en difficulté : « Ils ne parlent pas bien, ils ne savent pas écouter et obéir aux consignes, ils ne sont pas intéressés ». Bref , ils ne sont pas capables de …

Ce projet scolaire  les sélectionne sur des compétences formelles et abstraites et organise un enseignement qui valorise l’écrit et le fait de pouvoir se projeter dans l’école et la société, telles qu’elle sont…

Il y a donc un réel problème d’identification et de mobilisation généré par ce que l’École propose.

Il y aurait pourtant d’autres visions de l’École…

Une autre École ?

On peut s’interroger sur les résultats des élèves mais on peut aussi s’interroger sur les conditions d’enseignement et sur le projet de l’École. Il y a matière à s’ouvrir dans d’autres directions , qui situeraient le projet scolaire et les élèves autrement :

  • Redonner confiance et projection dans un avenir qui n’est pas forcément issu de la représentation de la classe moyenne. Re-définir la « Réussite  » !
  • Favoriser l’inscription dans des projets qui dépassent le scolaire et redonnent du sens à l’humain dans son ensemble. L’avenir  de tous sur la planète pourrait conduire un fil directeur …
  • Prendre en compte des propositions qui ne sont pas celles que favorise  le projet de l’École. Donner une place aux questionnements et débats de toutes natures pour construire le point de vue et l’esprit critique. Apprendre à distinguer Croyance et Savoir, Compétence et Savoir-Faire, Identité et Culture etc…
  • Expliquer la nécessité de construire des connaissances et des compétences essentielles et pertinentes  pour avoir une place de décision et construire le pouvoir de vraiment faire quelque chose de sa vie.
  • Construire une émancipation qui favorise la personne, au niveau universel et non au niveau de l’individu, et qui relie  l’humain et la planète. Situer des connaissances et des compétences qui relèveraient de la capacité à construire l’avenir sur la planète, pour tous… et montrer en quoi le Programme peut offrir des appuis.

Il s’agirait bien d’une autre école…

2 – La Pédagogie Freinet et l’Expression aujourd’hui …

Paul Le Bohec disait : « On est libre, on est libre. »

Je ne partage pas ce point de vue aujourd’hui . .. On n’est pas libre.

On est enfermé chacun dans son milieu et on est enfermé dans une vision de la société qui permet à l’École de continuer à creuser les écarts entre les enfants de milieux différents, ce qui n’est pas forcément le cas ailleurs.

L’expression libre peut, de mon point de vue, ne pas être une expression qui permet l’émancipation de la personne. Elle peut restreindre l’individu, et encore plus l’enfant, et le conduire à bâtir à partir de ce qu’il est. Ce qui le limite forcément, quel qu’il soit….

Le texte libre de Freinet ne prend pas le même sens aujourd’hui parce que la vie des enfants n’est plus la même. Cette vie n’offre plus le lien de réunification qui fait que chacun pouvait se retrouver dans le texte. Elle est au contraire très différenciée et le contenu des textes devient privé. Il limite souvent le contenu à ce qui ne peut réunir que sur du superficiel.

Le Quoi de Neuf pose les mêmes questions. Les Créations Maths peuvent devenir très élitistes quand la lecture de la création de l’un ne permet pas le cheminement de l’autre qui ne se sent pas concerné.

Il s’agit donc, de mon point de vue, de questionner ce qui faisait la force de notre mouvement .

Comment s’appuyer aujourd’hui sur l’Expression pour qu’elle ne devienne pas ce qui restreint, ce qui divise , ce qui sélectionne ? Comment continuer à lui donner la force du commun, du projet qui construit pour tous ?

Cela suppose plusieurs différences d’approche qui n’ont pas forcément cours aujourd’hui…

Des paramètres différents

La question de l’Expression pose la question du respect de la personne. Est- ce que le fait de donner la parole permet de donner place au respect de la personne ? Est- ce que la création de l’un offre un accès possible à tous ?

De mon point de vue, cela n’est pas suffisant  quand on ne relie pas en même temps et systématiquement :

  • la personne et le groupe ; le groupe classe ; les enfants ; l’humain ;
  • l’expression individuelle et le rapport à un savoir vraiment commun.

C’est à ce titre que je pense que nous ne sommes jamais libres. Chacune de nos actions ou paroles peut entrainer des conséquences pour d’autres.

Il s’agirait donc de donner à l’Expression en classe une direction: une Limite et un Projet .

La Limite : celle de devoir prendre en compte l’autre, les autres, tous les autres, avec plus ou moins d’amplitude suivant l’âge et le sujet.

Le Projet : celui de construire des connaissances et des compétences communes qui favorisent la prise en compte de l’avenir de tous sur la planète.

Il me semble que c’est ce qui portait Freinet : une vision de l‘homme, du travail et de l’avenir . Les conditions de vie ont changé . Comment avons-nous pris la mesure de ce que cela suppose au niveau de notre engagement dans l’école ?

Le Conseil d’élèves sert-il à pacifier les relations entre enfants dans école ou à construire une participation démocratique qui questionne le monde ?

Le Journal Scolaire porte-t-il l’empreinte de la vie scolaire ou reste-t-il un outil de communication et de correspondance entre classes pour questionner le monde ?

Le jeu, le ludique , doivent-ils remplacer le travail pour que les enfants soient mobilisés sur la base d’une motivation factice et facile ?

Les outils numériques peuvent-ils offrir le même rapport au savoir à tous ?

Partir de l’enfant …

Je questionne l’Expression parce qu’elle situe fondamentalement notre différence  pédagogique. On me demande souvent : comment fait-on pour partir de l’enfant ?

Il me semble qu’il peut y avoir confusion entre partir de l’enfant et le laisser s’exprimer partout comme il le souhaiterait.

Les enfants des milieux favorisés ont intégré dès le plus jeune âge les codes et les attentes du système scolaire parce que leurs parents en connaissent le fonctionnement et qu’il s’y conforment. Ces enfants acceptent donc assez facilement, mais pas tous…, les règles de vie, les situations proposées et perçoivent les attentes présentes et futures. Leur expression est colorée par ce qu’ils savent de l’école. Elle est orientée et s’adapte à tous les codes et situations proposées.

Les enfants qui n’ont pas été préparés à cette connaissance et à cette acceptation arrivent avec leur personnalité et leurs différences. C’est bien à ce titre que souvent ils dérangent. Leur expression n’est pas forcément celle qui  est attendue !

On peut donc s’interroger sur la tension qui nécessairement va s’installer entre le respect de l’Expression et celui des attentes de l’école…

Que veut dire partir de l’enfant quand on veut à tout prix changer ce qu’il est ?

Il me semble que cela nous demande de questionner tout particulièrement notre posture d’enseignant.

Jusqu’où et comment allons-nous accepter de changer les enfants qui ne correspondent pas au profil scolaire?  Il s’agit d’un engagement qui situe l’enseignant, le citoyen, le parent, en chacun de nous.

Il n’y a bien sûr pas de réponse toute faite . Il s’agit de choix. Chacun fait les siens.

3 – Des exemples de situation

Je vais essayer de situer des choix que j’ai réalisés concrètement dans certaines occasions, non pas pour offrir des modèles d’action mais pour essayer d’expliquer pourquoi je les ai réalisés.

Petite section de maternelle : motricité.

J’ai terminé ma carrière par deux années d’exercice en PPS-PS. Ce furent deux années formatrices et décisives . Il a fallu vraiment remettre en question la tension entre ce qui était possible et ce qui était attendu…

En motricité j’ai toujours pensé qu’il était important de développer un rapport au corps fondé sur la responsabilité dans un groupe. J’ai pu voir à quel point cela est décisif dès le plus jeune âge.

J’ai proposé des situations de choix qui permettaient aux enfants de vivre ce qui pouvait leur convenir en choisissant pour moi une posture d’observation et de régulation que j’ai construite et partagée avec l’ATSEM.

Les enfants pouvaient choisir le matériel et en faire ce qu’ils voulaient, dans la mesure ou chacun pouvait faire ce qu’il voulait sans danger pour lui ou pour l’autre. Les enfants avaient donc la possibilité de vivre la situation à leur rythme et à leur gré et le fait de le vivre avec d’autres impliquait de devoir les prendre en compte et donc d’adapter ses intentions et ses gestes.

Leurs choix et leurs gestes étaient orientés par leurs intentions mais étaient aussi limités par ce que faisaient les autres…

Lundi : deux zones, séparées par des cordes posées à plat sur le sol : vélos, porteurs dans une zone ; planches à roulettes et échasses Asco en plastique dans l’autre zone.

Mardi : deux zones : foulards, tissus, rubans d’un côté et petits sacs de graines, bacs vides  et quilles de l’autre.

Jeudi : une seule proposition : tous les matériels ASCO : planches , rouleaux, briques, arceaux petits bâtons qui permettent de réunir les différents éléments. Construction et manipulation libre seul ou à plusieurs.

Vendredi : sortie au bois ou autour de l’école….

Les propositions ont évolué mais ce qui a permis d’autres choix , parfois plus orientés , c’était le fait qu’ils avaient pris l’habitude de vivre cette motricité libre, en groupe …. Ils ont donc pu évoluer chacun à leur rythme en prenant appui sur ce que faisaient ou non les autres.

GS- CP – CE- CM : Le Marché

J’ai écrit sur cette situation particulière .

Voir: Le Marché: un jeu travail en mathématique

Je la prends en exemple parce qu’elle me semble significative de ce choix qui relie l’expression individuelle et le rapport au savoir en commun accessible à tous.

Chaque séance commence par les propositions des enfants sur le matériel, sur les règles d’organisation et sur le fait de faire avancer le savoir mathématique… C’est donc un rapport au savoir en commun qui se construit et qui évolue à chaque séance.

Le jeu du marché lui- même, le temps d’échange libre entre les élèves, offre à chacun la possibilité de vivre son expression mathématique . Ce temps peut évoluer et changer de nature ou de rythme à chaque séance en fonction de ce qui a été perçu et compris à chaque séance précédente.

Le temps de Bilan en fin de séance permet de distinguer et de  réunir les paramètres de la situation et de faire émerger le rapport au savoir mathématique.   Chacun peut dire ou il en est et ce qu’il a vécu et compris de la situation. La confrontation des différences et des questionnements de chacun construit l’émergence des paramètres qui seront pris en compte et feront évoluer la prochaine séance et le rapport au savoir mathématique.

Il y a une mise en relation directe et évolutive de l’expression de chacun et d’un rapport au savoir qui se construit en commun. C’est donc une situation porteuse de sens pour tous.

Des livres sur la nature et le monde : PS au CM

Cette situation peut évoluer comme celle du Marché. Par sa répétition et l’apport d’informations qu’elle offre, elle met en lien  l’immédiat et l’anticipation.L’expression de chacun peut se vivre autour d’un rapport au savoir qui se construit en commun. Elle offre des entrées différentes pour chacun et permet aussi bien l’interaction que la confrontation et la recherche d’un savoir construit et reconnu.

Des bacs de livres sur la nature ou sur le monde sont proposés systématiquement en lecture libre seul, à deux , en groupes.  L’organisation de la lecture et le choix des livres dans les bacs, constitués par l’enseignant , relèvent du seul choix des enfants.

Après un temps de 20 à 30 minutes de consultation, les enfants se réunissent pour faire un Bilan et exprimer ce qu’ils ont trouvé, appris, constaté, questionné. Ce temps de Bilan réunit donc sur la base d’une culture commun des informations qui peuvent être exprimées et questionnées différemment par chacun à chaque séance.

Ces temps de bilan peuvent alimenter des recherches particulières, des temps d’expression d’écrits pour le Journal et les correspondants, des temps d’expression artistique.

Là encore la situation est porteuse d’un sens accessible à chacun et construit petit à petit, sur la base de l’intérêt, l’expression et l’interaction.

4 – L’expression et le projet scolaire

Pour conclure sur cette question de l’expression et la relier à la possibilité de faire évoluer les résultats des enfants de classes populaires dans l’école d’aujourd’hui , je vais revenir sur l’engagement militant et politique de l’enseignant.

Il me semble qu’aujourd’hui la posture de l’enseignant militant doit s’appuyer sur ses convictions et pas seulement sur le Programme !

Qu’est-ce qui est important aujourd’hui pour que ces enfants puissent trouver une place dans le monde de demain ?

Le questionnement sur ce qu’ils sont et sur ce qu’ils peuvent faire de leur vie peut-il s’appuyer sur les conceptions d’une école qui sélectionne sur des bases élitistes ?

L’importance de l’explicitation me semble primordiale mais cette explicitation reste à définir. Il ne s’agit pas de mettre à jour des processus ou des stratégies si ceux-ci ne sont pas reliés à des projets de sens pour tous. Il ne s’agit pas de faire évoluer les personnes et de prendre à témoin leur fonctionnement.

Il s’agit de montrer en quoi les situations, les prises de conscience peuvent offrir un nouveau pouvoir d’agir dans l’existence. Il s’agit de redonner du sens à cette école qui sélectionne les connaissances, les connaissances et qui privilégie certains  domaines au détriment des autres.

Il s’agit aussi de questionner la vie, les modes de vie, et de forger un esprit critique qui respecte la vie de chacun dans sa différence d’approche.

Il s’agit de redonner du sens et une priorité à ce que la société ne valorise plus : le droit aux besoins fondamentaux pour tous.

Chacun a le droit à une nourriture de qualité à la cantine, à un mode de transport respectueux  des possibilités et du rythme de chacun,  à des vêtements qui ne sont pas allergènes ou de vivre avec des objets qui ne sont pas porteurs de perturbateurs endocriniens. Chacun devrait pouvoir bénéficier d’un habitat sain et d’une énergie respectueuse et modérée. Chaque métier pourrait être abordé et revisité sur des bases de santé et de partage équitable .

Encore faut-il que tout cela soit su, connu, expliqué et explicité et que les savoir fondamentaux qui permettent d’y avoir accès soient utilisés et enseignés pour y accéder…

Ce n’est pas le projet individuel, le travail en autonomie, l’école alternative ou la réussite à l’école qui vont permettre de fonder une société qui respecte chacun. Bien au contraire. Ils développent souvent un esprit  de sélection, de compétition et d’exclusion. Ils favorisent l’individualisme ou formeront le terreau  propice à l’embrigadement sous des drapeaux extrémistes de toutes natures…

Il s’agit donc de redéfinir un projet scolaire qui prenne en compte la vie et les possibilités de chacun,en lien avec un avenir possible et respectueux de tous.

Cela suppose de choisir ce qui est essentiel et de ne pas s’attarder sur des items qui ne codifient que des éléments sélectifs et non respectueux du développement de l’enfant et de l’élève. Cela suppose de pouvoir choisir des situations de sens et de privilégier une expression qui permette à tous les enfants de pouvoir s’inscrire dans un projet d’avenir réaliste . La « promesse » de l’École aujourd’hui relève de l’illusion pour beaucoup. Encore plus qu’avant et parée de beaux atours . Qu’est-ce qui est en marche ?…

Répondre à une promesse qui favorise l’avenir de tous, cela suppose de faire vivre un militantisme qui argumente ses choix et ses priorités et qui répond par la reconnaissance des valeurs qui privilégient l’école populaire et favorisent l’émancipation : tâtonnement expérimental de l’élève, coopération dans la classe et dans l’école, ouverture sur le monde et la vie , expression qui construit un rapport au savoir commun, esprit critique et adhésion à un projet scolaire qui construit l’avenir.

Cela n’est pas facile. Cela n’a jamais été facile.

Cela risque de l’être encore moins. Tout le monde exprime sa croyance et devient soi-disant pertinent.Tout se dilue. Les mots ne possèdent plus de sens. Il est fondamental de retrouver l’histoire et le sens des valeurs et choix pédagogiques pour pouvoir défendre ce qui les porte vraiment.

Cela suppose un engagement qui peut se construire et perdurer avec l’aide des compagnons de route qui possèdent les mêmes convictions et qui vous aident à tenir en cas de coups durs .

La liberté pédagogique se construit d’abord et avant tout dans la tête de chacun…

Il s’agit dans ce texte d’une expression qui n’est pas libre… parce qu’elle est fortement colorée de convictions et rencontres qui ont permis , dès le plus jeune âge, que le monde soit questionné sous des angles très différents . Cela a permis de construire dans ma tête une liberté que j’essaie chaque jour de raccorder à celle des autres. Ce n’est pas toujours facile !

La pédagogie Freinet se construit dans l’échange de points de vue , dans l’échange et la coopération avec une visée émancipatrice basée sur de l’explicite, en lien avec la vie et l’éthique ….

Voir les liens de la Rubrique Pédagogie

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Voir les liens  de la Rubrique Connaissance du monde

J’en profite pour vous rappeler  la sortie d’un livre que nous avons écrit à 10 enseignants du groupe Freinet 44,  qui donne à voir nos parcours, nos questionnements, nos doutes et nos différences

Ce livre s’appelle: Ouvrons des pistes, itinéraire de 10 enseignants Freinet,  Edition du Centre du Travail.

Voir l’article: deux livres pour toi qui débutes en Pédagogie Freinet

Vous trouverez, dans la colonne de droite de ce blog, deux tableaux récapitulatifs de tous les articles du blog, rangés par rubriques, afin de vous donner une vision d’ensemble de ce qui est paru dans ce blog.

Si cet article vous a intéressé, n’hésitez pas à vous inscrire sur la News Letter dans la colonne de droite du blog pour recevoir une présentation des prochains articles. Vous pouvez aussi laisser un commentaire , poser des questions ou demander des renseignements. Bonne lecture…

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