Les opérations mentales en maternelle

Je cite dans mes articles trois opérations mentales essentielles au développement de la pensée : Distinguer, Comparer et Structurer.

Ces opérations mentales vont se développer différemment chez le jeune enfant du fait de son rapport au temps qui se construit . Les opérations mentales seront mises en œuvre en maternelle en fonction du développement de la pensée de l’enfant.

Vous trouverez dans cet article différentes étapes et niveaux de développement de l’enfant en maternelle. Les situations de jeux sont présentées et analysées en fonction de ces trois opérations mentales.

L’article se termine par une affiche qui synthétise la place des trois opérations mentales en maternelle.

Les trois opérations mentales en maternelle

La petite section sera le temps de la distinction de tous les états perceptifs. L’enfant éprouve  des sensations et  il perçoit des propriétés se raccordant au vécu. L’enfant vit, ressent, nomme.

La moyenne section sera le temps de la comparaison parce que l’attention de l’enfant  peut se porter sur deux temps, deux objets, qu’il relie d’une manière ou d’une autre, qu’il commence à comparer. Il comprendra la conséquence immédiate de l’action vécue. Il pourra commencer à anticiper sur un résultat possible. Et il pourra donc avoir des intentions, commencer à se mettre en projet.

La grande section verra la mise en place de la réversibilité de la pensée qui voyage alors d’avant en arrière, du présent vers le futur ou le passé, dans les deux sens. La notion de raisonnement logique, de structure organisée peut alors prendre place. L’enfant peut envisager une relation de cause à effet , un résultat probable parce que le possible et l’hypothèse prennent  place . Il a des intentions précises et le projet peut du coup se définir avant sa réalisation.

Tout cela va se réaliser en maternelle dans le concret, à partir du vécu de l’enfant qui n’a pas encore la capacité de raisonner sur des objets de pensée abstraits.

La Petite Section

L’enfant de trois ans se situe dans le temps présent, l’immédiat. Son attention porte sur ce qui le touche directement. Il perçoit les objets et les gens qui l’entourent sur la base d’une caractéristique essentielle qu’il distingue à un moment donné. Cette caractéristique peut changer en fonction du moment. Chaque moment situe une caractéristique différente parce que l’enfant de cet âge vit dans l’instant présent.

C’est bien à partir de distinctions successives que ses représentations du monde évoluent ;  il nomme dans le langage à l’infinitif, puis au présent et au passé-composé quand le temps du passé va devenir une référence en fonction d’un souvenir vécu.

Les mots de l’entourage , qui vont l’accompagner dans sa découverte du monde, vont petit à petit lui préciser ces distinctions : couleurs, formes, tailles, positions. L’enfant va mettre en mémoire ces particularités en les reliant  à l’objet qui était concerné par cette particularité. « Jaune comme le soleil. » Il va mettre un certain temps avant de situer les objets les uns par rapport aux autres. Il commencera par percevoir des différences : « Le camion grand, la voiture petite ». Il ne s’agit pas encore d’une comparaison mais d’une perception de différence. Soit il parle du camion et il sait qu’il est grand, soit il parle de la voiture et elle est petite. Sa perception reste distincte, reliée à l’objet dont il parle. Elle va s’affiner car il va commencer à relier sa perception sur différents objets et sur la même caractéristique. La voiture bleue est petite. Elle est plus petite que les autres et il ne sait pas encore le dire. Mais il le voit .Il dira alors que la voiture jaune est un peu grande parce qu’il sait que d’autres voitures sont grandes.

Pour aider l’enfant à progresser on peut lui nommer ce qu’il ne sait pas encore dire et lui exprimer  la comparaison et les termes qui situent la propriété. On peut préciser toutes les mises en relation de forme, taille, de nuance de couleur, de position. On peut aussi commencer à lui situer des catégories qui expriment ces mises en relation. « On va prendre les plus grandes. Tu penses que c’est la bleue ou la jaune, la plus grande ? » On invite alors l’enfant à porter son attention différemment et à utiliser une distinction qui situe et qui ne reste plus basée seulement dans le ressenti.

La Moyenne Section

Petit à petit, en moyenne section,  la comparaison va prendre place chez l’enfant. Quand le temps sera différencié juxtaposé , que le présent et le passé deviendront chronologiques , successifs parce que reliés par le sens dans le vécu, l’attention pourra se porter sur deux éléments  et sur la propriété qui les concerne tous les deux. Elle deviendra alors l’objet de la distinction. La comparaison sera alors exprimée non pas sur  chaque objet mais sur la base de la propriété qui les distingue. « C’est la bleue, la petite. L’autre elle est plus grande. » La voiture a disparu de l’énoncé. Il reste la taille. L’enfant peut désormais constituer des catégories sur la base de propriétés qu’il exprime comme un critère de référence  et pas seulement comme une perception du vécu : « Les grandes ». Ces images mentales de catégories situées vont lui servir de référence pour avoir des intentions, des projets. Il sera passé de la pulsion, du résultat immédiat à la prévision, à la capacité d’évoquer un possible, une conséquence. L’enfant utilisera alors l’imparfait et le futur proche en lien avec le présent. Il pourra dire Parce Que. Il sait qu’il y a une cause, qu’il ne sait pas encore forcément exprimer. Il dira  Quand, car c’est très souvent à partir d’un lien chronologique qu’il va relier les actions.

On peut aider l’enfant en lui faisant percevoir les liens de cause à effet et en lui montrant qu’il pourrait y en avoir d’autres, qu’il pourrait y avoir d’autres possibles, d’autres conséquences, si on changeait juste une chose. Cela le surprend et il n’est pas forcément convaincu mais il commence à entrevoir qu’un autre monde que le sien est possible… Plus il y aura d’essais, de conséquences, de mises en mots, de  prises de conscience et plus le référentiel de l’enfant va lui offrir des possibles variés et ouverts sur d’autres possibles. Il pourra passer de la comparaison immédiate à un possible qui réunirait sur d’autres bases.

La Grande Section

La construction du temps va s’ouvrir en grande section. Le passé va devenir le chainon qui permet la suite : le présent et le futur. Le futur va devenir le chainon qui peut expliquer le présent ou le passé. On voit apparaitre dans le langage  le Plus Que Parfait ; le SI, Du coup, et parfois le conditionnel. L’enfant raisonne sur de l’inconnu possible. Il ne peut pas encore raisonner sur de l’abstrait, sur quelque chose qui ne serait pas en lien avec ce qu’il connait mais il peut imaginer quelque chose qu’il n’a pas fait. Il va distinguer et comparer pour essayer de construire des possibles. Il ne se limite plus au tri. Il classe et justifie ses classements. Il change de point de vue sur une action, sur un projet. Il construit des catégories volontairement sur des critères qu’il exprime explicitement et qu’il peut situer les uns par rapport aux autres. Il entre dans le raisonnement logique. Il commence à structurer ses découvertes. Et cela lui permet de comprendre que d’autres points de vue existent, qu’ils peuvent être différents du sien…

Des conditions …

Ce développement de l’enfant  se réalise en maternelle quand on lui a laissé le temps d’essayer, de recommencer ; de voir d’autres choses, d’entendre d’autres points de vue ; quand on lui a offert du temps et de l’attention pour faire des prises de conscience, des mises en mots, sur des situations qui pour lui ont du sens. Quand on lui a laissé la possibilité de choisir, de faire des projets, de prendre des initiatives. Quand on lui a permis de se développer, avec d’autres, sereinement, positivement, naturellement….dans des situations qui pour lui ont du sens.

Si les situations restent extérieures à la mobilisation de l’attention de l’enfant, de son intérêt, sa pensée ne sera pas en mouvement. Il restera situé dans un état perceptif. Il écoutera, verra, reproduira un geste mais il n’y aura pas eu prise de conscience de ce qui structure est à l’origine, de ce qui relie, de ce qui structure. Il mettra en mémoire une information qu’il ne reliera pas à une cause, une conséquence. Il en gardera un automatisme qu’il reproduira quand il se sentira dans une situation identique à celle qui l’a informé. Sans en comprendre l’intérêt, la logique, la pertinence.

Des situations

1 – Le jeu symbolique

Avec un jeu symbolique, l’enfant peut rejouer à sa guise les évènements proches de sa vie. Il fera naturellement des liens entre son vécu et les connaissances qu’il possède.

Première étape : L’enfant n’est pas décentré de lui-même. Il joue seul ; il explore. C’est l’action qui prime. Il se situe dans la pulsion, le désir immédiat.

L’enfant fait rouler sa voiture loin, vite, il émet le bruit que fait la voiture. Il la lance contre le mur. Il répète son action.

Pour ranger il met tout en vrac dans le même endroit.

Deuxième étape : L’enfant parle pour nommer et situer ce qu’il utilise. Il distingue et échange sur des bases perceptives.

« Ma voiture, elle est rouge ; elle est grande . Je prends pas la jaune. Elle est pas belle ; elle a pas d’roues ; elle est cassée».

Il regarde l’autre et l’autre répond : « Moi, ma voiture, elle est petite. J’ai l’autre, la pareille. C’est une voiture de course. Elle va vite. Et j’ai un train. »

« Et moi j’ai un camion. Il est grand et il peut porter les voitures. »

Pour ranger les caractéristiques sont prises en compte. « On met les camions avec les camions et les voitures jaunes là . Les bleues ici et les petites à côté. »

Troisième étape : Un projet s’instaure sur la base d’un échange, de choix  et de prises de décisions. L’enfant nomme, éventuellement compare et justifie ses choix en utilisant les raisons qui sont les siennes….

« Je vais mettre toutes les voitures accrochées derrière, derrière le train. Et moi je serai le chef du train. »

« Et moi je prends les camions. Et je suis le chauffeur de voitures. Je mets les voitures qui sont petites dessus les camions. »

« Et je vais aller sur les rails et je vais aller loin avec les rails. Mon papa il va à Paris avec le train et c’est loin. »

«  Et moi je vais aller sur la route et je vais klaxonner très fort pour dire que j’arrive. Comme ça les gens ils savent que j’apporte les voitures. »

Pour ranger des tris et des placements sont mises en lien, ainsi que les normes de la classe.

«  La maitresse, elle a dit que les camions, on les range avec le train parce qu’ils sont gros. On les met dans cette boite là. Et puis les voitures on les range ensemble  si elles ont la même couleur. On met toutes les rouges dans le même tiroir. Il y en a 3 . Il y a assez de place. Il y a trois cases. Si y en avait 5 on pourrait pas.

Quatrième tape : Le projet est anticipé. Les enfants s’accordent sur des choix préalables. Ils réajustent en fonction de ce qu’ils  pensent  possible.

«  On va jouer aux voitures et il y aura aussi un train. On va faire des rails pour le train et on fera des routes pour les voitures et les camions. On a qu’à prendre des kaplas pour faire les rails et les routes on va mettre du papier. On fera attention de faire des passages à niveaux pour quand les rails ils vont sur la route. Et on peut mettre des panneaux pour que les gens ils savent et ils font attention.

Des voitures y en a beaucoup. On a qu’à prendre 5 chacun. On va voir s’il y a assez. Sinon moi je prends un camion à la place. Il faut faire 5 routes. Et pour le train, il faut un conducteur et on mettra les wagons derrière. Lui il aura qu’une route en rail. »

Pour ranger des catégories et des classements sont pris en compte : «  On range toutes les voitures par couleur et on met les gros véhicules ensemble dans la même boite. Sinon il n’y a pas assez de place. Il y a 10 cases. On peut mettre les 10 voitures. Les 3 camions et le train, ils ont 4 grandes places. C’est bon.»

2 – Le jeu éducatif

Avec un jeu éducatif , l’enfant doit s’approprier des éléments qui ne font pas forcément sens . Il fera naturellement des liens sur la base de son vécu et des connaissances qu’il possède.

Première étape : L’enfant n’est pas décentré de lui-même. Il joue seul ; il explore. C’est l’action qui prime. Il se situe dans la pulsion, le désir immédiat.

L’enfant prend les morceaux. Il cherche à les empiler, à les placer l’un dans l’autre, à les recouvrir. Il n’a pas encore compris qu’avec deux morceaux il peut faire un tonneau.

Pour ranger il met tout en vrac dans le même endroit.

Deuxième étape : L’enfant parle pour nommer et situer ce qu’il utilise. Il distingue et échange sur des bases perceptives. Cette fois ce sont les tonneaux qui sont pris en référence par certains qui ont compris que deux morceaux forment un tonneau.

«  Je mets tous les rouges ensemble. Et puis les bleus aussi. Et je mets dedans.»

« Je mets le rouge avec le rouge et je ferme et ça fait un grand. »

Les caractéristiques sont prises en compte et servent de base à un tri qui repose sur une prise de décision. L’évocation d’un Tout sert de base à une intention  qui n’est pas reliée à un sens dans le vécu quotidien. Ce qui peut rendre l’accès difficile pour certains.

 Troisième étape : Un projet s’instaure sur la base choix  et de prises de décisions précises et qui anticipent sur le résultat à obtenir. L’enfant nomme, éventuellement compare et justifie ses choix en utilisant les raisons qui sont les siennes….

« Je fais des rouges et je les mets à côté. Il y a un petit et un grand. Et encore un grand qui est petit .»

« Et moi je fais des qui sont pas pareils. Je mets tous les grands ici. Et là je mets les petits. »

« Moi je mets dedans. Le rouge je le mets dans le bleu. Le jaune je le mets dans le vert. »

Pour ranger des tris et des placements sont mises en lien sur la base de normes décidées par l’enfant.

Quatrième tape : Le projet est anticipé. Les enfants raisonnent à partir de des choix préalables. Ils réajustent en fonction de ce qu’ils  font au fur et à mesure de leurs mises en relation. Les tonneaux sont devenus des éléments qui font partie d’un ensemble qu’ils dénombrent.

«  Moi je les mets à côté et je regarde où je mets les grand et où je mets les petits. Je mets le plus grand la-bas. Et celui-là il est petit. C’est le plus petit. J’ai mis comme s’ils avaient grandi. Ou alors on dirait le papa, la maman et les enfants. J’en ai  5. Quand je mets dedans je sais pas parce que j’arrive pas à les mettre tous. »

«  Je mets les tonneaux dedans. Je mets d’abord le jaune dans le vert. Et puis je mets le vert dans le rouge. Et puis je mets le rouge dans le bleu. Et je mets le bleu dans le grand vert. J’en ai 5 parce que je compte un , deux, trois , quatre, cinq.»

« Je commence par mettre le petit dans le moyen et après le moyen il est le petit de l’autre et je fais comme ça jusqu’au grand. Le plus grand , on peut les mettre tous dedans. Ils ont pas la même taille. Ils sont cinq pas pareils»

Pour ranger et dénombrer des catégories et des classements sont pris en compte . Le manque est relié au tout.

«  On range tous les tonneaux . On met les petits dedans. Et on n’a plus qu’un .Les autres ils sont dedans. »

«  Y en avait 5 et on ne voit plus que un. Les autres ils sont dedans parce qu’ils sont plus petits. Y en a 4 dedans parce que je vois le grand et que y en avait 5 . »

«  Ben y en a 5. Et y en a toujours 5 sauf que les autres i sont dedans. Les 4 qui sont dedans i sont plus petits . Y a 4 petits , pas tous petits pareils et un qui est très grand. Et ça fait toujours 5. »

Voir : Freinet et  le Jeu

3 – Les projets de classe

Tous les projets extérieurs à proposition de l’enfant supposent son adhésion si l’on souhaite que sa pensée soit mobilisée et puisse se développer. L’enfant peut obéir à une consigne sans que sa pensée puisse se développer. Il fera appel à sa mémoire pour reproduire quelque chose qui lui semblera approprié mais uniquement sur la base du souvenir d’une action ou d’une situation qui lui semblera identique. Il ne convoquera ni la mise en relation des éléments de la situation ni leur comparaison.

Il est pourtant assez facile de provoquer son adhésion….On peut lui proposer de communiquer avec d’autres sur, de s’informer pour savoir si…, de construire pour …, c’est à dire le mettre en lien avec le désir de construire du sens .

C’est sur la base d’un résultat à atteindre qu’il pourra évoquer sur la base de ce qu’il pense possible ou souhaitable et que sa mobilisation pourra inscrire son attention dans un projet qui , au premier abord , n’était pas le sien.

Cela suppose un dialogue, des échanges, des discussions sur ce qui est à prendre en compte. Tout cela mobilise son attention et lui permet de développer sa pensée. Il va se focaliser sur certains éléments, certaines actions, certaines mises en relation . Le fait d’entendre ce que d’autres pourront dire lui permettra de s’ouvrir à d’autres points de vue et de faire des comparaisons. C’est parce qu’il sera partie prenante que son adhésion sera possible.

Vous trouverez ci-dessous  une affiche qui présente une synthèse des

trois opérations mentales en maternelle :

La nécessité de ce développement de la pensée

aujourd’hui

Il est fondamental de développer la pensée des enfants dans le monde complexe que nous vivons dès aujourd’hui.

Toutes les possibilités d’esprit critique et de création doivent être développées pour que chacun puisse prendre place dans un monde qui favorise l’addiction à des modèles de pensée et de reconnaissance extérieurs et souvent marchands.

La liberté de pensée se construit dès le plus jeune âge. La pédagogie Freinet porte la force de l’ouverture sur le monde ,de la coopération et du talonnement expérimental.

Au-delà des réformes et des lois qui sont votées aujourd’hui il nous faut penser que la citoyenneté émancipatrice ne pourra se construire que chez des enfants qui vont vivre à l’école d’abord et avant tout un questionnement permanent sur le monde. Cela suppose que les enseignants placent au cœur de leurs pratiques ce questionnement sur le monde et qu’ils soient eux-mêmes informés de tout ce qui va devenir essentiel à préserver et à créer.

La lutte ne se situe pas seulement dans l’adversité au niveau des pratiques, des moyens ou des conditions. Nous sommes souvent, en tant qu’enseignants, corporatistes et centrés sur le modèle français et occidental. La lutte se situe peut-être aujourd’hui dans la mise en lien de ce que le monde vit, peut vivre et faire vivre, à tous.

Le développement de la pensée devient nécessaire à défendre dès le plus jeune âge pour que les enfants soient ouverts sur autre chose que les pratiques scolaires habituelles , ce qui fondait la pensée de Freinet.

Les grands récits sur la nature, sur la place de l’homme, sur les modes de vie doivent être revisités. La notion d’interdépendance doit être construite en priorité.

Les trois opérations mentales doivent être proposées sur tous les sujets qui nous concernent tous , en tenant compte de l’âge des enfants mais en ouvrant vraiment sur d’autres contenus scolaires, quelles que soient les réformes…

Cela permettra que d’autres possibles puissent advenir, dans la pensée des enfants comme dans celle des adultes !

Voir : La méthode naturelle, un atout pour préserver la planète

Voir : Trois opérations mentales essentielles

 » La voie normale de l’acquisition n’est nullement l’observation, l’explication, la démonstration, processus essentiel de l’école, mais le tâtonnement expérimental, démarche naturelle et universelle. »Invariant N° 11

« N’essayez pas de bâtir indépendamment de la vie souterraine. Il faut bâtir avec la vie et dans la vie… Les excuses ne vous manquent pas et elles sont parfois excellentes. L’horticulteur aussi , qui produit de belles pêches nocives, a des excuses, humaines également… C’est bien parce que trop de gens se contentent ainsi de ce qui est que le monde va où le mènent le hasard ou les mauvais génies… 

Les éducateurs, plus que d’autres, doivent s’appliquer à voir juste d’abord, à essayer de faire surgir ensuite, ne serait-ce qu’une lueur de vérité…

Célestin Freinet- Les Dits de Mathieu

La pédagogie Freinet se construit dans l’échange de points de vue , dans l’échange et la coopération avec une visée émancipatrice basée sur de l’explicite, en lien avec la vie et l’éthique ….

Voir les liens de la Rubrique Développement de la Pensée

Voir les liens de la Rubrique Mathématique

Voir les liens de la Rubrique Pédagogie

Voir le contenu des valises par niveau PS au CM

Voir les Affiches de synthèse

Voir les liens de la Rubrique Langage

Voir les liens  de la Rubrique Connaissance du monde

Un livre que nous avons écrit à 10 enseignants du groupe Freinet 44,  qui donne à voir nos parcours, nos questionnements, nos doutes et nos différencesCe livre a pour titre:  Ouvrons des pistes, itinéraire de 10 enseignants Freinet,  Edition du Centre du Travail.

Voir l’article: deux livres pour toi qui débutes en Pédagogie Freinet

Vous trouverez, dans la colonne de droite de ce blog, deux tableaux récapitulatifs de tous les articles du blog, rangés par rubriques, afin de vous donner une vision d’ensemble de ce qui est paru dans ce blog.

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